Cette traversée n’est pas née d’un concept.
À cette période de ma vie, j’occupais un travail alimentaire. J’avais droit à quelques jours de congé et, comme souvent, j’ai commencé par rester chez moi. Je me suis mise à travailler dans le potager. Au bout de quelques jours, une évidence s’est imposée : si je restais là, je continuerais simplement à produire, à m’occuper, à remplir.
Je me suis alors demandé ce que je pouvais faire pour moi, vraiment. Pas pour avancer. Pas pour être efficace. Juste pour moi.
En continuant à jardiner, une idée a émergé. J’avais un corps en pleine forme. Je savais marcher. J’avais depuis longtemps le désir de vivre une marche au long cours. Puis une évidence s’est imposée : le Mont Sainte-Odile.
J’ai rangé les outils. Je suis montée dans mon bureau. J’ai ouvert l’ordinateur. J’ai vérifié les disponibilités. J’ai réservé deux nuits.
Je suis partie à pied de Marlenheim. J’ai marché. Je suis restée là-haut. Puis je suis revenue.
Saison Sauvage est née de cette décision simple : marcher au lieu de rester.