Il y a deux ans, au mois d'août, lors d'une fête populaire à Marlenheim, j'ai fait la connaissance d'Anna et de son mari.
J'étais avec mon ami, et c'est un couple d'amis qui nous les a présentés.
Très vite, la conversation a pris une tournure assez amusante : Anna, qui est allemande, me parlait en français, tandis que moi, Française, je lui répondais en allemand !
On échangeait, on rigolait, et le courant est passé immédiatement.
Ils se sont intéressés à mon travail artistique et, dès le lendemain, je les ai invités à l'atelier pour partager un apéritif.
Nous avons passé un très beau moment, simple et chaleureux. Ils sont repartis avec l'une de mes œuvres, mais notre histoire ne s'est pas arrêtée là.
Nous avons gardé le contact.
Et puis, au mois d'octobre de l'année suivante, son mari m'a appelée. Anna lui avait confié qu'elle aimerait passer une après-midi de peinture avec moi.
Il a donc décidé de lui offrir cet atelier pour Noël.
J'ai trouvé cette attention particulièrement touchante.
Ce que j'aime dans cette histoire, c'est justement la manière dont les choses se sont faites, naturellement.
Une rencontre lors d'une fête, une conversation, une visite à l'atelier, une œuvre qui trouve sa place dans un nouveau foyer… et quelques mois plus tard, le plaisir de se retrouver autour de la peinture.
Avec les années, je me rends compte que je ne cherche pas particulièrement à « faire du réseau ».
Je rencontre des personnes, nous échangeons, nous partageons un moment. Et parfois, le lien continue à vivre bien après cette première rencontre.
Pour moi, l'art, ce n'est pas seulement créer des œuvres. C'est aussi tout ce qui se passe autour d'elles.
Les conversations, les découvertes, les émotions et ces petits moments qui restent dans nos mémoires.
Et c'est peut-être aussi ce qui rend mon métier si passionnant.
Car finalement, derrière chaque œuvre, chaque atelier et chaque rencontre, il y a toujours une histoire humaine.
Et certaines méritent vraiment d'être racontées.